Aux origines de la méditation : mon regard sur l’article d’un point de vue très érudit 🧘♀️

Aux origines
de la
méditation
Par E.Mourgues
Point de vue érudit
Éric Rommeluère, né en 1960 à Paris, est un enseignant du bouddhisme zen, et plus précisément de l’école Sōtō (曹洞宗, en japonais sōtō-shū) d’une branche du sixième patriarche Huineng du Zen chinois..
Publié le lundi 22 juillet 2019 sur RadioFrance Par Elsa Mourgues
La méditation en question :
Saviez-vous que la méditation ne vient pas du bouddhisme ? Voilà une idée reçue bien ancrée, et pourtant, elle existait déjà dans la vallée de l’Indus il y a 4 000 ans ! Elsa Mourgues nous rappelle que cette pratique, avant d’être un outil de relaxation, était surtout un moyen d’accéder à la connaissance. Un point fascinant que souligne Éric Rommeluère, enseignant bouddhiste.
Rommeluère explique que Siddhartha Gautama, le Bouddha, n’a pas inventé la méditation, mais qu’il a été formé par des maîtres indiens. On retrouve même des représentations anciennes de personnages assis en lotus ! La méditation était alors une discipline psychosomatique, une façon d’explorer la relation entre l’esprit et le corps. Cette idée, qui traverse les médecines chinoises, égyptiennes et arabes, montre bien que la méditation dépasse largement les frontières du bouddhisme.
La méditation c’est pour voir la réalité :
Ce qui est encore plus intéressant, c’est que la méditation n’était pas initialement une quête de bien-être personnel, mais un moyen de comprendre la réalité. Dans la pensée indienne, le monde est marqué par la souffrance et l’impermanence. La méditation aide à en prendre conscience, notamment à travers deux grandes pratiques :
- La concentration : se focaliser pour éviter la dispersion de l’esprit.
- L’observation : examiner ses pensées et en comprendre l’origine.
À l’origine, cette pratique était réservée aux moines, un véritable exercice d’ascèse. Mais à partir du XIXe siècle, le bouddhisme s’est démocratisé, rendant la méditation accessible à tous. Cette évolution a ouvert la voie à sa diffusion en Occident, où elle est aujourd’hui utilisée pour se détendre et gérer le stress.
Alors, cette transformation est-elle une bonne chose ? Sommes-nous passés à côté du véritable sens de la méditation ?
La méditation est vraiment une discipline réservée aux moines et je dirais même à quelques moines, c’est une sorte d’ascèse d’une certaine manière.
Concentration | Observation |
---|---|
Revenir au point de concentration | Sur la respiration |
Se défocaliser du mental (les pensées) | Sur un objet |
Lisez l’article de référence : de Christophe Lorreyte

La méditation en question :
EVOLUTION
Éric Rommeluère, né en 1960 à Paris, est un enseignant du bouddhisme zen, et plus précisément de l’école Sōtō (曹洞宗, en japonais sōtō-shū) d’une branche du sixième patriarche Huineng du Zen chinois..
La méditation en question :
Au XIXème siècle, il y a une sorte de démocratisation du bouddhisme transversale à différents pays. On commence à proposer de la méditation à tout un chacun, c’est ce qui préfigure aussi la transmission du bouddhisme et de différentes formes de méditation en Occident.
Éric Rommeluère
« Aujourd’hui, l’enjeu n’est plus tant de s’initier ou de méditer que d’agir, même à une petite échelle. Depuis quinze ans, je rêve de bâtir un « écodharma lieu », un espace qui soit à la fois un refuge et une plateforme pour un bouddhisme engagé. »
Éric Rommeluère
à lire pour en savoir plus : | Lien : |
---|---|
Article | Fabien Trécourt journaliste |